L’Institut Jean Vigo ouvre ses portes comme une fenêtre sur le monde
Le bâtiment, aux murs de galets et aux volets bleu outremer, respire la tranquillité des après-midi d'automne. Ici, pas de publicité, pas de musique en boucle — juste les bruits du quartier : un vélo qui freine, une porte qu’on ferme, le lointain murmure du Têt.
La caméra danse avec les blessures
Mikhaïl Kalatozov ne filme pas la guerre comme on l’attend. Pas de héros en uniforme, pas de discours triomphalistes. Ici, c’est le regard d’une jeune femme qui cherche son amant dans les décombres — ses mains tremblent, sa respiration se perd entre deux bombes.
Le film est une révolution silencieuse : la caméra glisse sur des rues enneigées, plonge dans un tunnel de blessés, s’élève au-dessus d’un train qui fuit. Pas de musique pompeuse — juste le vent et les pas.
Un soir sans billet
Entrée gratuite. Pas besoin de réserver à l’avance — mais il faut être là avant 18h30 pour trouver une place assise.
Les chaises sont simples : en métal et bois, alignées dans la salle comme autant d’attentes silencieuses. Personne ne sait encore qui viendra. Peu importe. Ce n’est pas un événement à voir — c'est une porte qu’on ouvre pour ceux qui veulent écouter.
Viens. Pas pour le film — mais parce que parfois, une image peut dire ce qu’on n’a jamais osé prononcer.
— Paul Ferra
Infos pratiques
- Date : jeudi 24 septembre 2026
- Horaire : 18:30
- Lieu : INSTITUT JEAN VIGO 1 rue Jean Vieilledent
- Tarif : Gratuit
- Billetterie : perpignantourisme.com
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