Vendredi 9 octobre 2026 à 20 heures, le Théâtre Municipal de Perpignan n’accueillera ni orchestre ni chorale. Pas de décors en toile peinte, pas d’éclairage spectaculaire. Juste une femme, un piano, et les mots qui restent après qu’on a tout tenté pour être quelqu’un d’autre.
Marlène Marc ne joue pas une histoire. Elle la vit — entre chansonnette et récit intime, dans l’espace étroit de la scène où chaque note semble retenir son souffle. Ce n’est pas un spectacle qui veut vous émouvoir : il vous invite à écouter ce que les jours ordinaires effacent.
Elle parle d’amour sans lyrisme. De maternité sans pathos. Du travail comme un poids qu’on porte en silence — et qui, quelquefois, devient chanson.
Le public ne sera pas là pour voir des costumes brillants ou une chorégraphie precise. Il viendra pour entendre ce que les femmes n’ont souvent pas le droit de dire à voix haute : la fatigue, l’hésitation, l’éblouissement d’un regard qui vous reconnaît.
On dirait le sud spectacles propose ce moment comme on offre un café chaud à quelqu’un qui marche depuis longtemps. Pas pour le consoler — mais parce qu’il a droit d’être là.
Et si vous avez déjà été une jeune femme dans l’ombre des attentes, ou que vous savez ce que ça fait de vouloir être artiste sans perdre son âme… alors venez.
La salle sera pleine. Pas de foule, pas de tumulte — juste quelques chaises remplies d’attente. Et un piano qui attendra la première note comme on attend le premier mot d’un ami qu’on n’a pas vu depuis des mois.
Réservation obligatoire
— Paul Ferra
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