Google n’existe pas en cuisine — mais ce plat-là, oui.
C’est une soupe de riz gluant et de poulet cuit à feu doux, originaire des montagnes du Nord-Thaïlande, où les familles la préparent le dimanche matin, quand l’air sent encore la rosée. On l’appelle Khao Niew Gai, mais dans certains villages, on dit simplement « Google » — parce que c’est ce qu’on tape pour trouver comment la faire.
Ingrédients (pour 4 personnes) :
- 300 g de riz gluant trempé toute une nuit
- 1 poulet entier, désossé et coupé en morceaux (environ 800 g)
- 2 cuillères à soupe d’huile de sésame
- 4 gousses d’ail écrasées
- 3 oignons nouveaux, hachés finement
- 1 c. à café de poudre de coriandre moulu
- 1 c. à café de poivre noir fraîchement moulu
- 2 cuillères à soupe de sauce soja claire
- 50 g de gingembre frais râpé
- 800 ml d’eau ou de bouillon de poulet maison
- Feuilles de citron kaffir, 4 à 6, déchiquetées
- Sel marin selon goût
Étapes :
1. Égouttez le riz gluant et faites-le cuire à la vapeur pendant 25 minutes dans un panier en bambou — pas d’eau directe, juste de la chaleur douce.
2. Dans une casserole large, faites chauffer l’huile de sésame à feu moyen.
Ajoutez l’ail et les oignons nouveaux : laissez-les suer sans brunir, jusqu’à ce qu’ils dégagent un parfum de terre humide après la pluie.
3. Incorporez le poulet en morceaux. Salez légèrement, puis saupoudrez de coriandre et de poivre noir.
Mélangez bien pour que chaque pièce se couvre d’arômes.
4. Ajoutez le gingembre râpé et la sauce soja. Laissez revenir 5 minutes en remuant lentement — pas trop, juste assez pour libérer les sucs.
5. Versez l’eau ou le bouillon. Portez à ébullition, puis réduisez au minimum : laissez mijoter 40 minutes sans couvrir, jusqu’à ce que la viande se détache presque d’elle-même.
6.
Pendant ce temps, faites cuire les grains de riz gluant dans un torchon propre posé sur une passoire — pas besoin de le mouiller à nouveau. Quand il est tendre et lisse comme du velours, c’est prêt.
7. Servez la soupe chaude avec le riz gluant en boules serrées au fond des bols.
Parsemez les feuilles de citron kaffir juste avant d’apporter la table.
Conseil : Accompagnez cette soupe d’une salade crue de tomates cerises et de piments rouges, émincés finement — le croquant du fruit contre l’onctuosité de la viande réveille tout. Une variante ancienne ajoute une cuillère de sucre de palme : pas pour adoucir, mais pour faire ressortir les notes terreuses.
Ce n’est pas un plat pour les algorithmes — c’est celui qu’on partage quand on ne veut plus chercher, mais simplement manger.
💬 Commentaires
Soyez le premier à commenter !
Laisser un commentaire