Le mercredi 11 novembre, l’Espace Méditerranée accueille la 5ᵉ édition de la Foire des Camelots. Dès 8 heures, les étals s’installent sous le toit métallique : paniers en osier débordant d’épices rouges, tissus aux teintes vives — bleu cobalt, safran, terre cuite — et boîtes de confiture maison. Pas de musique forte, pas de cris publicitaires.
Juste des producteurs locaux, souriants, qui posent leurs objets avec soin.
Des brossettes en bois massif, des torchons aux motifs géométriques, des couteaux dont la lame brille encore d’usure récente. Des boucles d’oreilles faites avec les coquillages du littoral. Des moulins en argile accrochés aux fenêtres pour faire tourner le vent.
Les enfants s’arrêtent devant les poupées cousues à la main, aux yeux de boutons. Les grands-parents feuilletent des livres anciens posés sur des tables de pin. Une femme achète trois bouteilles d’huile d’olive bio — pas pour elle, mais parce que son fils en a parlé au téléphone la veille.
À midi, l’air sent la cannelle brûlée, le pain de seigle frais et l’amande amère des gâteaux catalans. Les mains s’arrêtent plus longtemps sur certains étals. Le clac métallique d’une pièce qui tombe dans une main — pas un paiement numérique.
Plus de cent exposants. Vêtements, accessoires, articles du quotidien et idées cadeaux. Entrée gratuite. Pas de réservation. Juste un marché vivant, sans barrière.
Fais-toi une place entre les étals. Prends ton temps. Tu ne cherches pas un cadeau — tu ramènes un morceau de ce qui fait vivre la ville : des mains qui travaillent, et du bon sens dans chaque objet.
— Irène Codina (plume)
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