Il y a une idée reçue tenace : pour bien écrire, il faut un bureau, du silence et une tasse de café bien chaude. Et si je vous disais que, parfois, la meilleure inspiration naît en marchant, les pieds dans l’herbe, le nez au vent ?
À Perpignan, nous avons cette chance inouïe d’avoir un cœur de ville qui respire encore. Les ruelles en galets, l’ombre bienveillante des platanes, le murmure discret de l’eau qui coule quelque part sous les ponts… Tout cela n’attend que d’être capté. C’est exactement ce que propose cet atelier « Bancs Publics ». Pas de chaise, pas de tableau noir, juste vous, votre carnet, et cette envie soudaine de dire quelque chose de vrai, de beau, ou simplement de drôle.
L’écriture, c’est comme la marche : on avance en se laissant porter
L’idée est simple et décomplexante. On part. On observe. On écoute.
Ce n’est pas un cours magistral où l’on vous explique la théorie de la syntaxe. C’est une séance déambulante, un peu comme une promenade digestive, mais pour l’esprit. On suit le fil de l’eau, on s’arrête sur un banc, on regarde comment la lumière traverse les feuilles.
Puis, on parle. À voix haute, sans filtre. C’est le moment où l’on se rend compte que le mot juste, c’est souvent celui qui sort de la bouche avant de toucher le papier. Et parce que les mots sont vivants, on les fait bouger. Une petite théâtralisation, inventée sur le pouce, pour sentir le rythme des phrases dans le corps. C’est ludique, c’est libérateur, et c’est souvent là que la vraie magie opère.
Et après ? On pose les mots
Une fois que l’air a été partagé, que les idées ont été tordues et retournées comme des galets dans la rivière, on s’installe. C’est la phase d’écriture individuelle. Mais elle ne ressemble pas à celle d’un bureau. Elle a le goût de la liberté.
Et bonne nouvelle pour les familles : cet atelier est ouvert aux enfants, dès lors qu’ils sont capables de produire des textes. Pas besoin d’être un écrivain confirmé. Pas besoin d’avoir lu Proust. Il suffit d’avoir des yeux, des oreilles et cette petite étincelle curieuse qui fait dire : « Tiens, ce banc, il a l’air d’avoir une histoire à raconter. »
Venez avec vos chaussures confortables, votre carnet préféré, et surtout, votre part poétique. Elle est là, quelque part entre vos deux épaules. Il ne reste plus qu’à lui donner la parole.
Signe Paul Ferra
💬 Commentaires
Soyez le premier à commenter !
Laisser un commentaire