Vendredi 13 novembre 2026, le Théâtre de l'Archipel à Perpignan se transforme en laboratoire sonore avec le quartet Prima Kanta.
Oubliez l'image du concert classique où l'on se tient droit comme un I sur une chaise en velours. Ici, on vient pour être traversé. Pour être secoué par une onde qui n'a rien d'une simple mélodie. C’est du jazz de chambre, oui, mais version électrique, version nuit catalane.
Le groupe, mené par les compositions de Laurent Rochelle, mélange le piano, le violon, la clarinette et une harpe électro-acoustique qui fait vibrer les murs. C’est un dialogue. Un combat amical entre l’acoustique pur et le signal numérique. Les frontières s’effacent. Le jazz rencontre la création contemporaine, et le résultat ? Un paysage sonore aux couleurs changeantes. Tantôt délicat, tantôt surprenant, presque agressif dans sa texture.
On ne vient pas pour « écouter ». On vient pour construire son propre récit. Chaque note est une brique. Chaque silence, un espace de respiration. C’est immersif. C’est poétique. C’est une invitation à laisser libre cours à l’imaginaire, loin des codes rigides du concert traditionnel.
C’est l’énergie d’une ville qui ne dort jamais vraiment. C’est la preuve que même dans une salle de spectacle, on peut sentir le vent de la Tramontane sans qu’elle ne souffle. C’est une vibration. Une fréquence.
Alors, vendredi, quand le rideau se lève, ne soyez pas spectateurs. Soyez des participants. Laissez la musique vous réarranger les idées. Car, comme je le dis souvent, la Tramontane range le ciel, mais elle ne range jamais les idées. Et ce soir, les idées vont voler.
Signe Paul Ferra
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