Vendredi 28 août 2026, Port-Vendres. Sous le ciel de la Côte Vermeille, Didier Belloc et Claire Augier de Lajallet invitent le public à dénouer les fils d’Orion. Ce n’est pas une simple soirée contée : c’est un voyage sensoriel où la harpe ne sert plus d'accompagnement discret mais devient l'espace sonore dans lequel flottent les mythes grecs.
La Redoute Mailly s'ouvre sur l’infini, là où le cinéma nous enferme dans une salle obscure. On imagine déjà Pelut, assis au pied du rempart, son poil clair battant doucement sous les brises marines qui montent de la baie. Il sait mieux que quiconque lire le vent avant la pluie ; ce soir-là, il sentira plutôt l’odeur des pins et la tension douce d’un récit qui commence à s’enrouler dans nos oreilles.
Didier Belloc ne raconte pas simplement les origines des constellations : il nous fait toucher du doigt ces légendes fondatrices. Entre deux interventions narratives, Claire Augier de Lajallet prend le relais avec sa harpe. Ce n’est plus la musique classique qu’on entend dans les salons feutrés ; c’est un instrument qui respire, qui vibre au rythme des mots.
Les cordes pincées deviennent des étoiles filantes audibles, créant ce pont fragile entre l'Antiquité et notre nuit d’été roussillonnaise.
Ce type de spectacle familial possède une qualité rare : il ne demande pas d’effort intellectuel pour s’y abandonner.
Signe Paul Ferra
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